Après l'imposture, les imposteurs

La fédération socialiste des Bouches du Rhône envoie sa circulaire nationale pour désigner les candidats aux départementales comme si de rien n'était.

Excusez du peu, il faudrait donc envoyer sa lettre de candidature à M. Jean-David Ciot, premier fédéral, collaborateur de Jean-Noël Guérini au moment de son élection, elle-même entachée d'une triche manifeste.

Il faudrait détourner son regard pour comprendre que les 22 supplétifs de Jean-Noël Guérini vont déposer benoitement leur candidature, en respectant les règles édictées par le national. Tandis que dans le même temps après avoir combattu pieds et poings le Gouvernement sur la métropole, ils appellent la main sur le coeur à faire alliance avec la Force du 13 dirigé par Jean-Noël Guérini, cinq fois mis en examen. Et qui faisait le mois dernier affaire commune avec Jean-David Ciot au tribunal. Et s'apprête à faire verdict commun le mois prochain.

Ces élus, prennent-ils les citoyens pour des imbéciles ? Ou veulent-ils les pousser dans les bras du Front national ? Pensent-ils qu'il suffit de distribuer la becquée clientéliste pour abuser les électeurs et une fois de plus déjouer le sort et gagner une élection ?

C'est une erreur manifeste d'analyse. La seule vérité électorale est que le Parti socialiste ne peut s'en sortir qu'en procédant au clearing du guérinisme. Oui prenons nos pertes ! Disons aux électeurs que nous n'avons que trop tardé d'avoir laissé faire. Mais que maintenant nous avons compris. Qu'AUCUNE alliance avec la Force du 13 ne sera possible et que les sortants candidats investis par notre Parti auront TOUS pris leur distance avec le multi mis en examen.

C'est la seule solution pour avoir une chance de garder le Conseil général à gauche et enfin en faire une collectivité bien gérée :
  • aucun passe-droit
  • aucune égalité criante entre les communes du département
  • aucun avantage en nature pour son président
  • aucun conflit d'intérêt
  • aucune attitude bravache et protocole suranné.
Oui il est plus que temps que le Conseil général redevienne à part entière une institution de la République et non le siège de la principauté des Bouches du Rhône !

N'oublions pas que si le Conseil général s'apprête à devenir l'épicentre de La Force du 13, ce même mouvement a fait alliance avec la droite aux dernières municipales. Dans n'importe quelle fédération socialiste, l'ensemble des signataires de ce texte serait renvoyé devant la Commission des conflits. Ici, ils sont considérés comme des interlocuteurs dignes.

Et c'est donc contre l'alliance Gaudin-Guérini d'une part et contre le Front national qu'un Parti socialiste emprunt de RENOUVEAU pourra réellement se mettre en ordre de marche.

Aussi nous exigeons :
  • la suspension de la procédure nationale de désignation des candidats qui n'est valable que pour les fédérations normales
  • une rencontre avec notre premier secrétaire à Paris afin qu'il prenne conscience de la réalité de la situation et non par les seules lunettes des supplétifs de Guérini, fussent-ils avec une carte socialiste dans la poche.


Plus que jamais les électeurs attendent du parti socialiste qu'il les débarrasse d'un système qui n'a que trop duré.

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Le texte fondateur du 27 mars 2011

La situation actuelle nous impose d’agir



La réalité est cruelle. Les résultats des élections cantonales sont catastrophiques. Notre Parti est déphasé par rapport au reste du pays. Nous perdons des sièges, alors que nous devrions en gagner. Et, pire encore, nous perdons notre âme en laissant un espace politique béant devant la droite et le Front national.



Tous les jours nous découvrons par la Presse qu’un système a été mis en place et que notre territoire cumule :


* des pratiques népotiques ; quand il y a confusion des intérêts privés avec ceux de la collectivité ;


* des pratiques corruptives ; qui caractérisent l’utilisation abusive de biens publics ;


* des pratiques claniques ; quand les soutiens sont régulièrement accordés à certains réseaux d’influence ;


* des pratiques autoritaires ; quand les arbitrages sont rendus sur des intérêts autres que ceux guidés par l’intérêt général ;


* des pratiques clientélistes ; quand les pratiques visent à se constituer des obligés par distorsion de la nécessaire proximité.




Cette rupture du principe d’égalité entre les citoyens tellement loin du "socialisme des comportements" que Léon Blum appelait comme une exigence, constitue un facteur puissant de rejet de nos concitoyens, tout particulièrement les plus défavorisés. Cette crise de valeurs nous rend incapables d’être attractifs pour les batailles futures aussi bien dans le département, que pour la ville de Marseille. Nos idées et nos valeurs socialistes sont confisquées et instrumentalisées.


Pour nous militants socialistes des Bouches du Rhône, toutes ces pratiques déviantes doivent être proscrites et des enseignements de la situation présente, tirés sans mesure dilatoire. Continuer à agir comme si de rien n’était, est une faute politique majeure, que nos concitoyens ne manqueront pas de nous reprocher.



Aussi, nous demandons de façon immédiate :


* de faire appliquer les statuts de notre Parti. Article 16.1 (Les fonctions de Président(e) de Conseil général sont incompatibles avec celles de Premier Secrétaire fédéral.) ; de ce fait, annuler l’élection du dernier trimestre 2010, en se laissant le temps d’organiser une nouvelle élection ;


* avant le rétablissement d’un fonctionnement démocratique exemplaire, suspendre tout vote organisé par notre fédération dont celui convoqué le 29 mars 2011 ; de ce fait, procéder à la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil général telle que prévue par le Code général des collectivités territoriales en proscrivant toute procuration et en accord avec nos partenaires politiques naturels au bénéfice d’un candidat dont le mandat aura été renouvelé lors des scrutins des 20 et 27 mars ;


*rendre impossible à titre provisoire, la tenue d’une responsabilité fédérale (à partir de secrétaire de section) avec celui de salarié d’une collectivité dont nous assurons l’exécutif ; prendre la responsabilité de l’établissement de la liste des adhérents de la fédération ; suspendre le rôle de la fédération dans le processus de désignation des candidats aux prochaines élections.



Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant nos concitoyens que l’on prétend servir. Par une action résolue, notre Parti saura faire preuve de lucidité et porteur d’une nouvelle exemplarité, sans rester les bras croisés face aux évènements.


Notre tâche ne fait que commencer, nous voulons le renouveau du Parti socialiste dans les Bouches du Rhône, il est donc fondamental de se donner des règles qui seront constitutives de la reconstruction de notre fédération.


Nous voulons libérer le Parti et d’abord nous libérer nous-même des habitudes et des formes de dépendances à l’égard de groupes de pressions ou d’élus qui ont bâti autour d’eux, à des fins d’investitures, de véritables « machines » qui n’ont plus rien à voir avec le Parti dans lequel nous sommes librement engagés.



A chaque adhérent(e) libre de notre fédération socialiste de rejoindre le mouvement, d’ouvrir le débat dans sa section, de faire connaître sa volonté de mettre fin aux pratiques déviantes, de faire des propositions dans le respect mutuel pour que la peur change de camp et le renouveau trouve une réalité, au-delà des maux.



Version téléchargeable.


Nos propositions pour sortir de l'impasse